Qu’ouï-je ?! Vous criez au scandale ?! Des sushis sans poisson !!

Et oui ! Il est comme ça Master T ! Après les sushis végétariens divinement appétissants de Miss P, la riposte était toute trouvée.

En ces temps troublés, tout nous amène à retourner aux sources, aux racines de notre vraie nature. L’Homme est carnivore, n’en déplaise aux bouffeurs de thon rouge ionisé en voie d’extinction et autres gobeurs de saumon au cyanure.

Afin de rendre hommage aux blogueurs culinaires qui n’ont pas peur de secouer les traditions, j’ai pris le parti de m’inspirer d’une recette empruntée à ce site : http://squisitoo.blogspot.com/.

Comme toujours, Master T ne se sera pas contenté d’en suivre les instructions à la lettre. On est rebelle ou on ne l’est pas !

Ingrédients pour 6 à 8 gourmands :

- 12 tranches de carpaccio de bœuf de premier choix

- 300 g de riz rond à sushi (fair play que je suis, je vous renvoie à l’adresse que Miss P vous a transmise pour la confection de ses sushis pour mannequins anorexiques !)

- 300 g de champignons de Paris (malheureusement, la saison ne vous autorise pas à opter pour des cèpes, lesquelles auraient bien évidemment sublimé vos mets… qu’à cela ne tienne, en patientant jusqu’à la fin de l’été, ce sont les traditionnels champignons de Paris, toujours gourmands, qui vous permettrons de tenir jusque là)

- vinaigre de riz

- 2 cuillères à soupe de sucre en poudre

- 50 g de beurre

- ½ citron jaune

- 2 belles gousses d’ail

- 100 g de parmesan (préféré un morceau de Parmigiano Reggiano entier que vous râperez vous-même à une poudre conditionnée qui ne vous permettra pas de confectionner des tuiles digne de ce nom)

- huile de truffe

- fleur de sel (ou, plus humblement… du sel fin)

- poivre du moulin

- de la roquette

- du papier sulfurisé

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La recette :

<!--[if !supportLists]-->1.      <!--[endif]-->Là encore, je dois rendre grâce à Miss P pour la façon très pédagogique avec laquelle elle s’est employée à vous décrire la préparation du riz collant (mobilisant pour ce faire les 300 g de riz pour sushis, le sucre, un peu de sel, le tout dilué dans le vinaigre de riz).

Je ne me risquerai donc pas à plus d’originalité et vous renvoie à l’article précédent qui vous en donnera le b. a.-ba.

<!--[if !supportLists]-->2.      <!--[endif]-->Saisissez vous de vos petits champignons, rincez-les et hachez-les en petits cubes. De même, détaillez les deux gousses d’ail dont vous aurez préalablement ôté le germe (celui-ci est souvent la cause de petites brûlures d’estomac en fin de repas).

Faites fondre le beurre dans une poêle ; jetez-y les champignons, puis l’ail haché. Laissez cuire jusqu’à ce que les champignons se soient libérés de leur humidité forestière. Dès lors, vous pouvez saler, poivrer et déglacer avec le jus de citron frais.

<!--[if !supportLists]-->1.      <!--[endif]-->Il est temps maintenant de laisser parler l’homo culinarus carnassier qui sommeil en vous !

Sur une planche à découper ou sur un lèchefrite, ou même, avec tout moyen du bord suffisamment plane, étalez une feuille de papier sulfurisé.

Avec toute la délicatesse qui caractérise le carnivore que vous êtes disposez les tranches de carpaccio sur votre plan de travail. 6 tranches alignées auxquelles vous accolez les 6 autres tranches afin d’obtenir un tapis de cette fine bidoche.

Jouez du moulin à poivre, parsemez d’une pluie de fleur de sel. D’aucun serait tenté d’ajouter une petite touche de basilic… ne vous retenez pas, c’est le moment de laisser s’exprimer vos plus bas instincts !

<!--[if !supportLists]-->2.      <!--[endif]-->Le tapis rouge est déroulé ? The show must go on ! La star du challenge, autrement dit, votre riz à sushi, est attendue !

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Étalez-le sur le carpaccio de bœuf de sorte que celui-ci disparaisse sous les perles scintillantes.

MAIS ATTENTION ! Concentrez le riz sur le centre de votre couche de carpaccio et n’en mettez pas trop (car il faudra bien enrouler tout ce petit monde et les border gentiment).

Saupoudrez de parmigiano râpé puis étalez une couche de poêlée de champignon. Versez enfin un filet d’huile de truffe dessus et terminez en disposant sur toute la longueur, quelques feuilles ferrugineuses de roquette bien fraîche.IMG00425_20110503_2154

<!--[if !supportLists]-->3.      <!--[endif]-->OPERATION A HAUT RISQUE : roulez votre maki, et ce, avec le plus grand soin ! Prenez tout votre temps et faite preuve de toute la sérénité qui sied aux plus grands maître sushis japonais !

IMG00430_20110503_2206Un seul et unique objectif : obtenir un saucisson parfaitement tenu. La chose peut ne pas sembler aisée, mais si vous n’avez pas chargé la garniture à outrance, vous ne rencontrerez aucune difficulté (comme souvent, si la recette est ratée, vous n’avez qu’à vous blâmer vous-même !).

Réservez votre précieux rouleau de carpaccio au frais…

Les tuiles de parmesan

Râpez le parmesan et sur une plaque antiadhésive (ou sur une feuille de papier sulfurisé), formez des petits dômes espacés de 2 centimètres que vous étalerez ensuite à l’aide du dos d’une cuillère.

Enfournez pendant quelques minutes (autant vous dire que vous devez garder les yeux rivés sur la dorure que prendront vos petites tuiles croustillantes). IMG00436_20110503_2250

Une fois cuites, sortez-les du four et laissez les refroidir sur un rouleau à pâtisserie (où une bouteille vide, ou encore un rouleau de papier essuie-tout – n’allez pas jusqu’à oser le rouleau de papier toilette ! Système D oui, beauferie, NON !).

Pour le dressage 

IMG00446_20110503_2253Sortez le rouleau de carpaccio du réfrigérateur et, à l’aide de votre sabre de samouraï (ou d’un couteau bien aiguisé) découpez vos makis (de 3 à 4 centimètres).

Disposez-les sur le bord de vos tuiles de parmesan légèrement recroquevillées. Et voilà vos Vénus trônant dans leur Coquilles de fromage !

Laissez tomber un dernier embrun de fleur de sel et savourez… non pas avec les traditionnelles baguettes japonaises ! Soyez scandaleux jusqu’au bout, piquez-les à la fourchette !!

Buono appetito !